Présentation : M. SAÏD SADI est médecin, docteur en psychiatrie ; fondateur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme en 1985, secrétaire général puis président jusqu’en 2012 du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) créé en 1989 (quatrième force en Algérie), dont la préoccupation essentielle est la défense de la culture et de la langue berbère, de la démocratie, de la laïcité de l’Etat et contre les courants islamistes, les fraudes et les coups d’Etat. Il fut candidat aux premières élections présidentielles pluralistes en 1995 (3e rang), puis à celles d’avril 2004 et député d’Alger de 1997 à 2002, puis de 2007 à 2012. En vue de la refondation nationale, il est l’un des auteurs d’un avant-projet de Charte citoyenne « Pour une Algérie libre et démocratique » du 22 août 2019. En outre, il est l’auteur notamment de L’Algérie, échec recommencé, 1986, écrit en détention, réédité en 1991 (éd. Franz Fanon, Alger) et de Révolution du 22 février, un miracle algérien, 2019 (éd. Franz Fanon, Alger).
Lire le compte rendu →Correspondant du Monde au Royaume Uni de 2014 à 2019
Exposé
Le Brexit aura lieu mais les négociations vont durer longtemps. Les élections à venir du 12 décembre ne sont qu’une péripétie d’une histoire au long cours. Voici bientôt quatre ans que par référendum les britanniques ont voté à 51,9 % pour la sortie de l’UE.
Overdose du mot « Brexit » : 4060 articles du « Monde » avec le mot Brexit. Exaspération des Britanniques avec trois élections législatives en 2015 (Cameron), en 2017 (May) et dans quelques jours en 2019 (Johnson).
Je retire trois leçons fondamentales de mon passage à Londres :
Lire le compte rendu →Exposé : L. SCHMID se présente d’emblée comme présidente du think-thank La fabrique écologique (LFE), actif depuis 2013, caractérisé par une double approche, transpartisane et d’association public-privé. LFE opère d’une part dans un enjeu d’expertise, d’autre part dans la construction de propositions opérationnelles.
Avant de poser la question « démocratie et écologie », il convient de relever que la France résiste à l’écologie qui n’est pas reconnue, en particulier par les entreprises, en raison de plusieurs difficultés. 1° Le lien démocratie-écologie ne va pas de soi car les compétitions de pouvoir au niveau national (élections…), quinquennales, très centralisées, ne sont pas faites pour les préoccupations écologiques. 2° Le modèle politique et administratif français est très centralisé et personnalisé, présidence de la République, ministère des finances… Les préoccupations écologiques sont plus présentes dans la société que dans les niveaux centraux ; ministère de l’écologie, « ministère de l’impossible », de la parole, longtemps sans administration. 3° Refus de l’Etat et des institutions de jouer un rôle très central (politique d’Aménagement du territoire, nucléaire…). En revanche, au niveau régional (Alsace, Bretagne…) local, voire individuel la culture écologique est plus forte. 4° Difficultés constitutionnelles 60% des lois écolos françaises viennent de règlements ou dircetives européennes (au Danemark , en Belgique initiatives législatives plus nombreuses). 5° Difficultés scientifiques : L’on s’est tardivement habitué au GIEC, qui pourtant existe depuis 1988, dont les rapports sont désormais largement relayés par la presse ; mais difficulté d’intégrer les faits scientifique, de placer les enjeux à la hauteur de chacun, dans un sentiment de fin du monde.
Lire le compte rendu →Exposé
Le populisme est-il contagieux ? Tout le monde en parle. C’est un mot-valise. Je vais me concentrer sur l’Europe. Qu’entend-on par « populisme » ? Immense production scientifique à ce sujet. Deux grandes interprétations :
Les nouvelles routes de la soie, chances et risques pour l’économie mondiale
Les anciennes Routes de la soie qui datent du début du deuxième millénaire joignaient des oasis pour répondre aux besoins des empires d’échanger marchandises, savoirs et mêmes religions et transmettaient vers l’Ouest aussi des maladies comme la peste noire. La sécurité des convois étant difficile à garantir, elles se sont disloquées et ont été remplacées par des voies maritimes. Peter Frankopan dans Les Routes de la Soie retrace l’histoire, très mal connue en Europe étant donné notre européocentrisme, de ces vastes zones de commerce de la Chine à la Turquie. Les autorités chinoises tentent donc de faire revivre cette zone assez indéterminée. C’est en 2016 que Xi Jin Ping lance ce vaste projet. Pourquoi ?
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