Mot clé : AFRIQUE

01/10/2018 – Peur de l’étranger – Benjamin Stora

Le 1er octobre, Benjamin Stora abordera le pourquoi du refus de l'immigré

 

EXPOSE

C’est très courageux de poser cette question ; L’histoire française a toujours balancé entre hostilité et hospitalité envers les migrants, qu’il s’agisse des Polonais des Italiens, des algériens …Il n’y a pas de tradition permanente d’hospitalité.

À partir des années 80s de nouvelles interrogations se font jour à propos de la crise migratoire.

  1. D’abord en raison des inégalités croissantes Nord-Sud qui se sont encore creusées avec la crise de 2008.
  2. Ensuite pour des raisons écologiques, principalement la désertification croissante en Afrique mais aussi d’un productivisme effréné menant à un désastre écologique gonflant les migrations mondiales (250M de personnes /an actuellement)
  3. Les problèmes rencontrés par la « transition démocratique en Égypte, en Lybie, en Syrie… Ils poussent la jeunesse à émigrer : Elle n’a pas le temps d’attendre les révolutions démocratiques.
  4. Interrogation sur les rapports entre l’UE et ces régimes (« Vous nous dites de rester sur place et vous soutenez des régimes non démocratiques ! »)

D’où 2 millions d’arrivées entre 2014 et 2016. Du jamais vu ! Aucune anticipation de personne, ONG compris. On est retombé à 100 000/an actuellement.

Pourquoi cette réaction des pays du Nord ?

  1. Les idéaux des politiques d’accueil sont en crise. On n’a plus les processus d’intégrations importantes via de grands corps intermédiaires : organisations ouvrières, partis, syndicats se sont effondrés. Le PS + PC n’est plus rien : moins de 10% des voix à eux deux. Ces deux grands partis avaient une histoire. Ils se sont volatilisés et les ONG ne peuvent s’y substituer car elles doivent être adossées à des partis importants.

L’échiquier politique a éclaté à gauche mais aussi à droite où sous le feu de l’extrême droite la droite républicaine cède du terrain.

La gauche est divisée entre ceux pour qui il faut d’abord régler la question sociale et économique en étant d’abord fidèles à la lutte des classes, et ceux qui sont plus sensibles aux droits de l’homme, aux luttes des femmes, à l’écologie, qui réagissent par excès.

Sans pôle politique fort, la digue se fend et on n’y peut rien. LRM est encore très fragile et pourrait encore éclater.

  1. Peur de la société face à un avenir politique bien incertain. Peur aussi du déclassement social.

Si ces deux raisons en arrivent à se conjuguer, le risque de déflagration devient important et on cherchera     un bouc émissaire.

  1. Mais il y a aussi une troisième cause constituée par le couple Islam-histoire coloniale. Nœud très puissant entre la question religieuse islamique et la colonisation. La France a eu le 2ème empire mondial à la fin du XIXème siècle et l’Islam est apparu comme un refuge entre modernité et histoire coloniale. L’Europe parlait le français au XIXème siècle d’où un chauvinisme universaliste qu’on n’arrive pas à dépasser. Ce nœud traverse toutes les formations politiques.

Conclusion :  D’abord admettre le diagnostic pour fonder une stratégie.

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09/04/2018 – France et Afrique aujourd’hui – Antoine Glaser

Antoine Glaser, le 9 avril. Quels liens à venir entre la France et l'Afrique ?

Exposé

Disons d’abord que je ne suis qu’un simple journaliste et non un spécialiste. Il peut donc y avoir une part de subjectivité dans mon propos. Il faut revenir sur la période historique où la France a été « assimilationniste » (1900 – 1969) avec mise en place d’un système intégré cohérent, la création d’une Communauté… illusoire. On se disait « L’Afrique va être notre Ruhr, notre accès aux matières premières stratégiques » pour justifier que l’on y protège notre pouvoir.

J’ai connu Abidjan en 1980 avec 50000 français ? le ministère du Plan était le ministère du Blanc !

Grâce à cela, la France a toujours disposé d’un bloc de 14 voix au conseil de sécurité de l’ONU.

Au plan économique, c’était un espace super protégé. La zone CFA permettait de transférer les bénéfices sans problème. Un certain nombre d’hommes d’affaires français s’y estimaient chez eux à ce point que les milieux patronaux français n’ont pas vu venir les émergents. Maintenant l’Allemagne y a doublé la France comme exportateur.

Alors que la mondialisation progressait, la France s’y est bunkerisée. L’armée française lui sert de cache-misère. Elle n’a toujours pas atterri dans l’Afrique mondialisée

Malgré cela, tout ce qui vient de Paris est sur interprété. Les rapports restent trop passionnels.

Pour en sortir, il faut inverser le logiciel de la guerre froide et en venir à « Tout ce qui est bon pour l’afrique est bon pour la France ». La phobie du migrant a éclipsé le potentiel de la diaspora africaine ?

Dans son discours de Ouagadougou (« Il n’y a plus de politique africaine de la France. Vous c’est vous ; Nous c’est nous ») Emanuel Macron est dans le real politik. Il n’a plus que 25000 français au Sénégal mais 500000 Maliens en France. Il a saisi l’importance de la diaspora dans les élections.

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04/12/2017 – Gouvernance de l’eau – Erik Orsenna

Le 4 décembre, la gouvernance des grands fleuves avec Érik Orsenna

Exposé Je suis économiste des matières premières. Après 10 ans d’enseignement, j’ai eu envie d’expliquer la mondialisation.

J’ai entrepris un voyage d’étude sur la production du coton. J’ai rencontré des procédés de fabrication très différents. Un jour, dans un village ouzbek, je me suis étonné de voir tous les robinets d’eau ouverts. « Pas de problème, m’a-t-on répondu, on a l’Himalaya ». J’ai fait rapport et ai été contacté par la Compagnie Nationale du Rhône. Cette société originale créée à l’initiative du maire de Lyon associa aujourd’hui à son capital les collectivités locales riveraines du Rhône (17%), la Caisse des dépôts (33%) et ENGIE ex GDF (49,97%). Elle est propriétaire-concessionnaire des barrages hydroélectriques construits sur le Rhône.

La CNR m’a demandé de présider un Club avec une équipe pluridisciplinaire (archéologie, histooire etc…) couvrant les grands fleuves mondiaux.

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06/01/2014 – Etat de l’Afrique – Philippe Hugon

Afrique, Etat des lieux

Exposé
Derrière les éléments d’unification de l’Afrique que sont l’unité continentale, l’exposition à la colonisation, l’existence de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), ce continent est, sur tous les plans, le plus varié et le plus divers de tous les continents. Au regard du critère démographique ? Il comprenait 250 Mh en 1960. Il en contient 1 milliard aujourd’hui et en contiendra probablement deux en 2050. Mais il y a une Afrique surdensifiée (Rwanda, Burundi, Comores…) et une Afrique presque vide allant de l’Angola au Soudan en passant par la RDC. Lire la suite →

04/04/2011 – Tunisie, Egypte…… – Didier Martin

Tunisie, Égypte : les nouveaux chemins de la démocratie. Avec Mahmoud Ben Romdhane (MBR), Bahgat El Nadi (MH1) et Adel Rifaat (MH2.
Exposé

MBR. La révolution n’a pas encore triomphé. On est en plein dedans ! Le processus a commencé avec le suicide de M.Bouazizi le 17 décembre 2010, considéré alors par le régime de Ben Ali comme un fait divers. La suite lui a donné tort. Le fait divers est devenu un fait social. Bouazizi – diplômé de l‘enseignement supérieur sans travail – symbolisait le désespoir d’une jeunesse sans perspectives et le mépris d’une région abandonnée. Lire la suite →