La crise de la Covid a déclenché une réflexion qui coïncide heureusement avec la mise en place de la commission Van der Layen.
Si l’on exclut la construction, l’industrie compte en moyenne pour 19 % dans l’UE, 25 en Allemagne et 13 en France. Bien sûr, chaque pays a ses points forts mais cela montre que le taux français n’a pas de réalité dans beaucoup d’autres pays de l’UE. Il est le résultat de choix des politiques publiques, de cultures diverses.
Nous avons de grands groupes mondialisés mais le déficit important de la France en ETI (Entreprises de taille moyenne de 500 à 5000 employés) est bien connu (d’un facteur 10 par rapport à l’Allemagne). Or les ETI délocalisent moins facilement que les premiers.
Ceci étant faut-il relocaliser ou ré-insdustrialiser le pays ? et dans le deuxième cas dans quels domaines ? favoriser la localisation en France dans les domaines d’avenir (airbus de l’hydrogène par exemple) est mieux que de reproduire de l’acier en France.
Lire le compte rendu →Liberté d’expression, liberté de religion, laïcité et caricatures de Mahomet
Catherine Teitgen-Colly, Professeure émérite de l’université Paris 1 Panthéon –Sorbonne
« Comment prendre en considération le nécessaire respect des personnes et de leur croyances tout en ne transigeant pas sur les principes de liberté d’expression et de laïcité ? », telle est la question à laquelle le club citoyen invite à réfléchir à la suite de la décapitation le16 octobre dernier, en pleine rue et à proximité du collège de Conflans –Saint –Honorine où il enseignait, de Samuel Paty, professeur d’ histoire-géographie par un jeune djihadiste. Cet assassinat , qui s’inscrit dans la suite d’autres tragédies qu’a connues la France depuis 1995 du fait des attentats terroristes, présente la singularité d’être intervenu, en réaction à la présentation par ce professeur des caricatures de Mahomet à des élèves de quatrième dans le cadre de son cours d’éducation morale et civique; il a donc trait à l’exercice de la liberté d’expression. La tragédie en cause, l’émoi qu’elle a suscité, l’ampleur des réactions international es auxquelles elle a donné lieu, comme l’enjeu politique qui s’attache à l’exercice de cette liberté en démocratie, invitent à aborder ce débat avec la plus grande modestie.
Lire le compte rendu →Exposé Les 10 ans passés ont été marqués par des chocs de « souveraineté » (Crise Ukrainienne, crise migratoire, Brexit …) qui ont montré la fragilité de l’UE et accru la défiance à son endroit. La crise « COVID » est d’une autre nature, imprévue avec un impact brutal nécessitant une réponse forte et coordonnée, illustrée par la décision d’y faire face avec un plan de 750 G€ gagés par l’UE (dont les modalités de distribution restent à préciser). Jacques Delors a dû pour cela sorti de son silence pour avertir : » le microbe est de retour : le manque de solidarité fait courir un risque mortel à l’Union Européenne.
Lire le compte rendu →Au préalable, Ch. Boisbouvier tient à rappeler la mémoire des deux journalistes de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon tués le 2 novembre 2013 près de Kidal (Mali). En dépit des efforts menés par l’avocate Marie Dosé les juges d’instruction Trévidic et Herbaut pour savoir par qui, on l’ignore encore.
Lire le compte rendu →Exposé
Nous sommes en train de vivre une deuxième vague de contestations populaires après celle de 2011.
Commencée en Algérie, on assiste à un étonnant processus de transition. Les mouvements de 2011 étaient devenus des mouvements violents dégénérant en guerres bien loin d’être terminées. La volonté des manifestants de ne pas tomber dans le piège de la militarisation est aujourd’hui nouvelle car la militarisation implique des ingérences extérieures qui rajoutent des complexités.
La nouvelle génération de manifestants mieux formée que ses aînées s’est développée avec un nouvel élément : « Al Djezira », véritable révolution dans une région où l’info était contrôlée. Les jeunes regardent les débats organisés par la chaîne, voient ce qui se passe en Occident, ont mûri et se disent qu’il n’y a pas de fatalité à subir des régimes autoritaires.
L’Algérie de 2011 était restée à l’écart de la vague de contestations douloureusement marquée qu’elle était par la décennie noire de la guerre civile. Le pouvoir cajolait par ailleurs les jeunes grâce à la rente pétrolière.
En Arabie Saoudite (AS) la contestation a commencé dans l’Est du pays. Le pouvoir y a distribué beaucoup d’argent et donné quelques maigres droits civiques à la population chiite pour appuyer une contre-révolution visant son pire ennemi : les Frères Musulmans.
Lire le compte rendu →
Commentaires récents