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27/03/2017 – Environnement et Entreprise – Christine Ménard

Le 27 mars, le développement durable et l'entreprise, avec Christine Bénard

Exposé

L’environnement est-il une contrainte ou une source de progrès pour les entreprises ? Naturellement les deux.

Pour y réfléchir, je vais m’appuyer sur quelques flashs intéressant les transports et le BTP.

Ils sont la cause de 50% des émissions de GES dont 75% résultent de l’usage et non de la construction proprement dite.

Les émissions d’origine humaine ne représentent que 5% du total mais le système global est maintenant déséquilibré à hauteur de 2,5% qui se retrouvent maintenant dans l’atmosphère. Ceci dans un contexte de croissance démographique (3 Gh en 1960. 7,8 aujourd’hui. 9,5 en 2050) et d’urbanisation accélérée (50% aujourd’hui,70% en 2050). La demande d’énergie a cru de 50% entre 1988 et 2015. 5 GTEP supplémentaires s’ajouteront d’ici 2035.

Les travaux du GIEC montrent qu’il faudrait une diminution des émissions de GES de 40% en 2040 et une suppression totale en 2050 pour éviter un accroissement de la température de la planète de 2,5 °C. Les entreprises le savent.

Parmi les acteurs, seuls les États sont en mesure d’imposer des normes obligatoires. L’U E est une bénédiction. Sans elle, on n’aurait pas fait grand-chose. Son but est de déplacer le marché vers des produits plus propres avec le risque de conséquences négatives pour les entreprises et toujours la question : Qui paie finalement pour ces changements ?

Trois catégories d’entreprises :

1        Les producteurs d‘énergie noyés sous les problèmes géopolitiques avec des investissements à très long terme Ce ne sont pas eux qui vont faire bouger les lignes.

2        Les industries manufacturières prises entre une énergie qu’elle ne contrôle pas et les consommateurs orientés essentiellement par leur porte-monnaie. Elles jouent leur survie.

3        Les services qui suivent le mouvement.

4        La Finance qui n’est pas a priori motrice dans le développement durable. Son métier est de gagner de l’argent. Mais la valeur des entreprises n’est plus liée qu’à leurs résultats financiers. Les entreprises cotées sont maintenant tenues de produire annuellement un RSE (rapport social et environnemental). Un certain nombre d’investisseurs comprend que la valeur d’une entreprise dépendra de plus en plus de sa propreté. Tous les espoirs ne sont donc pas perdus avec la Finance.

5        Les agriculteurs qui représentent 20% des émissions de GES.

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05/12/2016 – Big Data, révolution anthropologique ? Gilles Babinet

Big Data : une révolution anthropologique ? Le 5 décembre avec Gilles Babinet

Exposé

J’ai eu un parcours d’entrepreneur avec des succès variés mais qui m’a permis d’« embrasser » le « numérique. Une tribune dans « Les Échos en 2010 » m’a conduit à la présidence d’un Conseil national du numérique (CNN) créé en avril 2011 par Nicolas Sarkozy. J’ai été alors stupéfait de l’incompétence inquiétante des politiques et des fonctionnaires de droite comme de gauche. Cette dernière (via Fleur Pellerin) m’a nommé « digital champion » auprès de la Commission de Bruxelles à l’occasion d’un remaniement du Conseil en décembre 2012.

Le croisement de trois forces est à l’œuvre dans ce domaine :

  • Le doublement tous les deux ans du nombre de transistors présents sur une puce de silicium (sa puissance). Prédit par Moore (un des trois fondateurs d’INTEL) en 1965, il s’est avéré exact[1].
  • En 2025 tout le monde sera connecté à Internet de diverses façons. Un nombre considérable de données (data) est généré SUR LE NET avec une croissance explosive[2] en provenance d’une « multitude » (le « crowd ») de sources[3].
  • Depuis une dizaine d’années existe une nouvelle génération « d’algorithmes » permettant de gérer ces données des centaines et même des milliers de fois plus vite qu’auparavant. Cet ensemble de technologies est couvert par l’appellation de « big data ». Il permet de mieux comprendre[4] notre société, notre environnement et de faire apparaître avec une précision inconnue jusqu’alors les contours des politiques publiques souhaitables et de leur évolution utile, débouchant sur un  accroissement considérable de leur efficacité (et/ou une diminution importante de leurs coûts).

Il en résultera des caractéristiques fortes de la révolution numérique :

-          Les pyramides (ou processus) traditionnelles de prise des décisions seront bouleversées de façon irrémédiable conduisant à une véritable révolution anthropologique.

-          La façon dont les jeunes se serviront de leur cerveau sera effectivement bien différente de la nôtre. Ils sauront manier des savoirs différents et seront ainsi capables de générer des co-créations grâce au phénomène de multitude. Des super pouvoirs capables de mailler par des réseaux des compétences très pointues et surtout inattendues émergeront .

-          On ne se heurtera plus à la hiérarchie souvent bloquante des « sachants ». Plus les pouvoirs seront verticaisés, moins ils seront en adéquation avec cette dynamique et l’« esprit du temps » qui favorisera un monde « plus plat ».

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07/12/2009 – Limites de la bioéthique ? – Jacques Testart

Exposé

Je vais me focaliser principalement sur la procréation médicalement assistée (PMA) i.e. la genèse d’un bébé sans rapport sexuel. J’ai été étonné en février 1982 par l’écho formidable provoqué dans la société par la naissance d’Amandine, lors de la première fécondation in vitro (FIV) réalisée en France. Ce n’était pourtant pas un véritable exploit scientifique : les Anglais qui mènent la danse dans le domaine de la PMA l’avaient déjà fait, sans toutefois révéler leur protocole. Louise Brown était née 4 ans plus tôt. Lire la suite →

04/12/2000 – Peut-on autoriser la production et l’utilisation des embryons humains à des fins thérapeutiques ? – Patrick Verspierren

Dans la fécondation naturelle, un ovule, après fécondation, donne un oeuf qui se divise en deux cellules, puis en 4, 8, 16. Les contours individuels des cellules disparaissent, et au bout de quatre à cinq jours, le stade « blastocyte » est atteint. C’est de la masse cellulaire interne de cet embryon que sont issues les cellules dites « cellules souches embryonnaires » (cellules E.S.). Ces cellules ont la propriété de pouvoir se reproduire un très grand nombre de fois, à l’identique, et cultivées de façon appropriée, elles ont la capacité de se différencier en cellules-précurseurs des différents éléments tissulaires du corps humain. Elles sont dites « pluripotentes ». Lire la suite →

07/12/1998 – Manipulations génétiques et démocratie – Pierre Louis Lefort

Ce thème des organismes génétiquement modifiés (O.G.M) n’a été examiné que sou l’angle des plantes. D est prévu que d’ici à 2050, la population mondiale devrait doubler pour atteindre Il milliards d’habitants. Comment faire face aux besoins alimentaires d’une telle population, alors que les réserves en céréales ne cessent de baisser ? Comment produire plus de produits agricoles sur pratiquement la même surface de terre ? Lire la suite →