Mot clé : CRISE

06/11/2017 – Migrations, principes et réalités – Eva Ottavy

Les politiques migratoires au cœur de notre soirée, le 6 novembre avec Eva Ottavy

Cela fait plus de 20 ans que les politiques migratoires s’exportent hors des frontières de l’Union Européenne. 2015 fut une année charnière par le nombre important de migrants et les pays européens se sont sentis dépassés. De là date une véritable crise de l’accueil. Les pays européens de l’Est ont fermé leurs frontières et l’UE a mis en place des Hot Spot en Italie et en Grèce afin de faire le tri entre les réfugiés et les autres et a adopté une politique de relocalisation, c’est-à-dire une répartition équitable des réfugiés entre les pays européens. Mais cette politique a échoué du fait du refus de la plupart des pays membres de l’UE, mis à part l’Allemagne.

C’est dans cette logique que la politique d’externalisation s’est développée laquelle consiste à déléguer la responsabilité de la gestion des questions migratoires (accueil, asile, contrôle aux frontières extérieures de l’UE) à des pays tiers. Les objectifs sont de réduire en amont la mobilité des migrants vers l’UE et augmenter le retour des migrants refusés par l’UE.

Lire la suite →

07/11/2016 – Le (nouveau ?) FN – Grégoire Kauffmann

Avec Grégoire Kauffmann, le 7 novembre, nous nous interrogerons sur le FN, parti de gouvernement ?

Exposé

J’ai fait ma thèse sur Edouard Drumont qui peut être considéré comme le père du nationalisme antisémite à la française à la fin du XIXème siècle.

Qu’y a-t-il de nouveau avec la présidence de Marine Le Pen (MLP) depuis six ans à la tête du FN : une intégration dans le discours de tous les concepts utilisés pour le combattre avec un slogan « Ni droite, ni gauche ». Le FN a préempté une partie de la sémantique républicaine contre l’islamisme radical. Au total, la réduction à la fascisation du FN est devenue inopérante.

De quoi, de qui est-il l’héritier ?

- D’abord d’une vision paranoïaque de la « patrie en danger ». dans son discours au congrès de Tours en 2011 où elle enlève la présidence du parti contre Bruno Gollnisch (34% des voix), MLP invoque Jaurès et les milliardaires qui ont détruit l’État protecteur et laïque.

Est-ce là sa rupture ? Non, pas si simple. Le grand tournant date de 1995 avec le « ni droite, ni gauche » prôné par Samuel Maréchal, le père de Marion Maréchal Le Pen (MMLP).. C’est une révolution pour le FN. MLP est alors à la croisée des chemins. Elle est séduite par le slogan et s’engage dans le Nord. Jamais MLP ne s’est dite de droite qui est pour elle le monde du fric et des cathos. Elle prône la défense des services publics, des nationalisations, de l’État stratège…Au total, un discours socialisant. Pour elle, Longuet, c’est Mélanchon sans l’internationale et avec la Marseillaise en plus. Pour François Hollande en 2015, MLP parle comme un tract du PC !

C’est une vieille tradition anticapitaliste, farouchement antiparlementariste et égalitariste qui remonte au XIXème siècle (A. Blanqui, Henri Rochefort, Clovis Hughes, Joseph de Maistre…) Elle va de pair avec un discours antisémite. Mais MLP se gardera bien d’attaquer la finance juive mais vise Bernard Henri Lévy et Jacques Attali..

Lire la suite →

06/10/2014 – Délitement de la vie politique ? Laurent Bouvet

Le 29 mai, vers quelle décomposition, recomposition de la vie politique française allons nous, avec Laurent Bouvet

Exposé

Je me retrouve bien dans l’expression US « d’intellectuel public » en ce sens que j’estime devoir valoriser publiquement mon métier d’intellectuel notamment via les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) qui permettent de se confronter crument au terrain.
Je ne suis pas un économiste et je passerai donc vite sur les enjeux économiques pour me concentrer sur les enjeux politiques du moment très particulier présent où nous ne savons pas bien où nous allons.
Il y a d’abord et de fait une inquiétude généralisée professionnelle, pour les enfants. Tout le monde a des inquiétudes à partager.
Il y a en second lieu la remise en cause par la mondialisation du modèle économique et social où nous vivons depuis 1945 avec un durcissement de la crise dans la crise dont on n’est plus sûrs de sortir par le haut. C’est une crise permanente dont on ne comprend pas l’intégralité du fonctionnement. Beaucoup en profitent mais pas la majorité, du moins dans notre pays.
Enfin nous avons une transformation géopolitique profonde avec un rééquilibrage général de la puissance dans le monde.
Tout ceci se traduit par une extrême difficulté pour appréhender notre destin commun. Lire la suite →